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Essayer le covoiturage pendulaire

Dans la catégorie « 365 écogestes pour l’avenir », je partage avec vous toutes mes expériences pour une vie plus éco-logique et résiliente.

Essayer le covoiturage pendulaire

J'ignorais (comme vous ?) ce que signifie le covoiturage pendulaire, jusqu'à vivre une entreprise qui m'a beaucoup plu, même si elle s'est achevée en queue de poisson.

Laissez-moi vous la raconter.

En 2006, suite à un voyage en Tunisie avec ma famille, nous avons expérimenté le louage pour nous déplacer. En gros, il faut se rendre à la station de louage, et annoncer notre destination. Là, un "chef de station" nous fait monter dans une voiture qui va exactement là où nous voulons aller (car il y a, dans la station, presque autant de voitures que de destinations). La voiture est conduite par son propriétaire, et elle part quand elle est pleine.

C'est pas génial, de transformer des véhicules individuels en lignes de transport en commun ?

J'étais si enthousiaste, que j'ai proposé aux élus de mon territoire d'organiser des lignes semblables en Vercors : là où 80% des actifs descendent à Grenoble le matin pour travailler, et remontent le soir à la maison (il s'agit là de déplacements "pendulaires"), chacun dans leur voiture à eux (plus de 80% d'autosolisme à l'époque). Le résultat a donné Comobile Vercors, où des chauffeurs proposent leurs places vides (moyennant dédommagement) dans des stations bien réparties sur le territoire, à des passagers qui peuvent ainsi covoiturer pour pas cher sans s'organiser à l'avance. Simplement en se rendant à la station la plus proche de chez eux.

Mon projet a plu... mais il n'y avait pas de sous dans les caisses du territoire, et c'est tombé à l'eau.

Dommage, car l'autosolisme est un privilège solitaire antiécologique majeur.

Le mauvais plan pour la planète

Déjà, il faut de l'énergie pour bouger 1500 Kg (le poids d'une voiture) pour mes 65 Kg perso. En terme de performance énergétique, c'est un zéro pointé.

Ensuite, compte tenu du nombre de voitures personnelles en circulation (40 millions en France, plus d'un milliard dans le monde), les faire toutes rouler à l'électricité propre n'est pas imaginable en l'état actuel des choses. Le problème n'est pas de remplacer toutes nos voitures par des véhicules électriques (encore que, c'est déjà un problème). C'est surtout de produire suffisamment d'électricité (propre, donc sans gaz à effet de serre) pour les faire rouler.

Or, pour le climat, nous avons besoin d'urgence d'une énergie sans gaz à effet de serre.

Le geste écologique

Essayer le covoiturage pendulaire !

L'idée est de mettre le plus de passagers possibles dans une voiture, pour se rendre au travail et en revenir.

Comme bénéfice immédiat : limiter les bouchons et la pollution.

Comme bénéfice sur le climat : s'habituer à remplacer son confort individuel par le partage de mobilité, avec convivialité.

Des idées pour changer

En matière de covoiturage, plus il y a d'offres, et plus il y a de demandes. C'est une dynamique très encourageante, mais il faut ce qu'on appelle "la masse critique". C'est à dire suffisamment d'offres pour que le maximum de trajets possibles soient proposés, à des heures variées (tout le monde ne part pas au boulot à 5h30).

Personnellement, je travaille actuellement à la maison, et ne fais donc pas de covoiturage pendulaire.

Mais je l'ai pratiqué il y a quelques années. Je trouve que les conditions d'aujourd'hui sont bien meilleures, avec des chartes de bonne conduite (c'est important) et les aides des entreprises dans le cadre de leurs PDME (Plan de Mobilité Employeurs), qui peuvent aller jusqu'à 400€ par an, quand même.

Si votre boîte n'a pas de PDME, organiser un échange entre collègues motivés peut aboutir à l'affichage d'annonces de covoiturage. Il est possible aussi de créer un tableur en ligne pour organiser les covoiturages.

Sinon, il y a des sites ou des applis pour s'organiser :

La Roue Verte

BlaBlaLines

Klaxit

Et de votre côté, avez-vous expérimenté ce type de covoiturage prometteur ?

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