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Emballer et peser sans plastique

Dans la catégorie « 365 écogestes pour l’avenir », je partage avec vous toutes mes expériences pour une vie plus éco-logique et résiliente.

Emballer et peser

Longtemps, j'ai collectionné les sacs en plastiques... parce que je me disais que ça pouvait toujours resservir ; que ras le bol les sacs à usage unique et que vive le durable ! ; et surtout parce que je gardais en tête les images des continents de plastiques surnageant au gré des flots océaniques et de leurs occupants, quel dégoût.

Jusqu'à ce que François disjoncte devant le volume de plastoc entassé à mesure, et bien inutile (car évidemment, je ne pensais jamais à les prendre quand j'allais faire des courses). Poubelle.

De mon côté, crise de culpabilité, pour la mer, les tortues, la planète, et j'en passe.

Il fallait que ça change.

Le mauvais plan pour la planète

Vous allez me dire : "Oui mais aujourd'hui... sacs à usage unique interdit...sacs compostables...sacs biodégradables...recyclables...applicables...améliorables..."

Ben non, en fait. On ne peut pas vraiment compter sur les progrès dans la législation.

Car il y a une tolérance de plastique dans les sachets dits "biosourcés" (qui ne contiennent aujourd'hui que 50% de matières biosourcées) ; et les sacs en plastique dont l'épaisseur est supérieure à 50 microns, dits "réutilisables", sont plus chargés en plastique qu'avant, et peu souvent réutilisés.

Donc, le bilan environnemental du sachet plastique jeté est toujours désastreux. Même "compostable", même "biodégradable", même "recyclable", il met de quelques mois à quelques centaines d'années à disparaître. Sans manquer d'empoisonner les eaux au passage. Et quelque soit son mode de traitement.

Le geste écologique

Je me suis mise à collectionner les sacs en papier !

C'est à dire : à les réutiliser autant que possible. Car le papier, c'est dingue comme ça peut être résistant. Il m'arrive de garder des sacs en papier plus d'une année. Je les fais bien sécher après usage (fruits et légumes gagnent le frigo non emballés). Et hop : stockage dans mes paniers, histoire de ne pas les oublier pour les courses.

Progressivement, j'ai aussi fabriqué des sacs en tissus, avec de vieux draps ou des tee-shirts usés. C'est facile, et je suis très contente de les utiliser.

Par contre, il faut les laver régulièrement. Je m'en sers plutôt pour le sec : pain, graines, céréales variées.

Des idées pour changer

Pour celles et ceux qui manquent de temps, voici des sacs en tissus pratiques, à acheter. Je les ai testés, il sèchent vite après lavage, et sont assez grands pour mettre à peu près tout dedans.

Pour des sacs fait-main, voici un modèle de sac à coudre. Moi qui suis une bille en couture, je l'ai fait, oui oui. Avec des coutures anglaises (je me la pète un peu au passage, c'est une technique qui offre une finition impeccable, que ma copine Estelle m'a montrée pour l'occasion).

Le plus joyeux, c'est de réunir 2 ou 3 ami.e.s pour coudre en bande organisée. Le 1er coupe, le 2nd assemble, le 3ème coud. A la fin, on se partage le butin autour d'un thé/biscuits. Nice.

Pour ceux qui n'ont pas de machine ou qui ne savent pas tenir une aiguille (je me moque pas : c'est presque moi), il est possible de faire un atelier sac sans couture.

Aujourd'hui, pour moi, fini les sacs en plastique. Même compostables ou recyclables.

Les sacs durables m'ont aussi ouvert des horizons pour acheter en vrac, ce qui évite pas mal d'autres emballages en plastique.

Et vous, où en êtes-vous dans l'emballage ?

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